2ème tournoi internationale de Futsal dans la belle salle Omnisports de Lausanne-Vennes.
...
« Je dis que notre football ne marche pas bien, on doit travailler pour qu’il marche. Si quelqu’un à la fédération pense la même chose que moi, on est de grands amis, de grands patriotes et on fait avancer notre pays. »
J-A Bell décembre 2009 kamerfoot.com
L’équipe nationale camerounaise, comme dans un certain nombre de pays africains, est le baobab qui cache la forêt.
Elle s’est qualifiée pour la Coupe d’Afrique des Nations en Angola, mais surtout pour la Coupe du Monde. Même si l’expérience n’a pas été très concluante. Ses joueurs restent des stars mondialement connus comme Samuel Eto’o ou Carlos Kameni qui jouent dans les plus grands clubs.
Pourtant l’état du football au Cameroun est sinistré, l’organisation des championnats est bancale, les terrains sont dégradés, notamment dans les provinces, la prise en compte des jeunes est quasi-inexistante Les stades lors des rencontres de championnat national (MTN Elite 1 et 2) sont désertés, le niveau de jeu est très moyen.
Le constat peut sembler très négatif ; il révèle surtout un immense gâchis car les camerounais sont passionnés de football et leurs joueurs, malgré toutes ces conditions, sont très doués. Le potentiel reste immense, mais les obstacles sont nombreux.
Beaucoup de clubs mal structurés.
Malgré une volonté depuis deux/trois ans de réellement structurer le professionnalisme au Cameroun, les clubs baignent encore dans la légèreté au niveau de l’organisation.
Nombreux sont les clubs en MTN Elite 1 et Elite 2 qui ne possèdent pas de siège (parfois même d’une adresse) et qui vivent uniquement grâce aux dons des sympathisants et à l’aide financière de quelques dirigeants. Les moyens sont bien souvent insuffisants, d’autant plus que même dans les grandes villes comme Douala, les clubs n’ont pas encore de stratégie de recherche de sponsoring. Seul le club de Garoua émerge et semble disposer d’une bonne longueur d’avance en matière d’organisation et de structure.
Trop de dirigeants ne respectent pas les joueurs. Pour eux, leur équipe, comme dans d’autres clubs du monde, n’est qu’une vitrine pour afficher leur statut ou leur pouvoir.
Les joueurs en subissent le plus souvent les conséquences négatives. Les salaires promis, les primes déterminées sont payés (très) en retard, voire jamais.
Beaucoup néanmoins s’accrochent en espérant être approchés par un plus grand club camerounais, et surtout avoir la chance d’effectuer un essai à l’étranger. Evidemment, l’Europe est la destination rêvée, mais de nombreux camerounais vont également faire des essais en Asie, voire en Amérique du Sud.
Des calendriers encore aléatoires
La programmation annuelle des calendriers au Cameroun est irrégulière. Hormis pour le championnat de première division (Elite One), où depuis trois ans, les dates de matchs sont respectées, les autres niveaux « nagent en plein marécage ». Les clubs attendent de savoir quand ils vont jouer jusqu’à deux jours avant le match. Ils ne connaissent pas simultanément la date, le lieu et l’horaire. Parfois la rencontre est supprimée sans raison toujours compréhensible.
Ainsi il arrive que pendant plusieurs semaines, les équipes ne jouent pas de matchs officiels, puis elles vont disputer trois matchs en une semaine pour poursuivre la compétition.
Dans ce contexte de flou artistique, les staffs techniques organisent au mieux les entrainements sans réelle programmation possible, en recherchant des matchs amicaux en catastrophe et en essayant de garder les joueurs mobilisés.
De plus, en programmant les journées de championnat ainsi, il est difficile d’espérer attirer l’intérêt du public qui ne sait jamais quand son équipe va jouer, ou d’éventuels sponsors.
Des infrastructures vétustes.
Une des explications à la complexité de l’organisation est l’absence d’infrastructures pour jouer au football au Cameroun. De plus, les vicissitudes du climat détériorent profondément les installations.
Néanmoins, le pays, et notamment les grandes villes, manquent cruellement de terrains au vue du nombre d’équipes et de joueurs. Et cela ne va pas en s’améliorant, car les surfaces de jeu se réduisent chaque année. Les clubs se partagent des bouts de terrain pour leurs entraînements et les joueurs du dimanche se succèdent toute la journée sur les quelques enceintes dévolues au football.
Les investissements sont insuffisants pour le football de compétition et inexistants pour le football loisir.
Le Cameroun vient de voir rénové le stade Ahmadou Ahidjo de Yaoundé (dans le cadre d’une coopération avec le Japon) et la pose d’une pelouse synthétique au stade de la Réunification de Douala offerte par la Fifa. Ces deux stades datent de la dernière CAN organisée par le pays en …. 1972. Il suffit d’aller visiter les vestiaires et les tribunes du stade de la Réunification ou les tribunes du stade Mbappé Léppé (où il n’y a pas de vestiaires) à Douala, capitale économique du pays (plus de deux millions d’habitants) pour prendre la mesure du retard camerounais. Comparé à son voisin gabonais et même à la petite île de Malabo (Guinée Equatoriale), le Cameroun fait pâle figure en termes d’infrastructures. Il n’a d’ailleurs obtenu aucune des organisations des prochaines CAN (NB : Guinée Equatoriale/Gabon 2012, Libye 2014).
L’éclaircie dans ce brouillard est l’engagement de MTN, entreprise de téléphonie mobile, et principal sponsor de la Fécafoot (Fédération de football camerounaise), à construire plusieurs stades dans le pays. Le premier stade a été réalisé à Mbouda, ville de l’ouest, d’environ 110 000 habitants, qui ne possède aucune équipe au sein de l’élite.
Le pays s’est également doté d’un centre technique à Odza près de Yaoundé (participation financière de la Fifa). Mais combien de stages y a effectué la sélection A ?
Beaucoup de conflits.
Le bon sens, l’intérêt général est supplanté par des guerres intestines, l’intérêt de quelques dirigeants et parfois la corruption :
- conflit entre la Fécafoot et le Ministère des Sports quant à la désignation du sélectionneur national. Cette décision cristallise les rivalités car elle reflète les luttes de pouvoir autour de la sélection nationale devenue raison d’état.
- conflit entre la Fécafoot et les présidents de club en début de saison, quant à la répartition de l’enveloppe donnée par le principal sponsor MTN.
- certains présidents bloquent le départ de leurs joueurs, alors que ces derniers ont l’opportunité de rejoindre des championnats réellement professionnels, en demandant des sommes exorbitantes.
- certains entraineurs demandent de l’argent aux joueurs qui ont l’occasion d’aller effectuer des essais.
- certains entraineurs composent leur groupe (en début de saison) et leur équipe avec les joueurs qui acceptent de donner une partie de leur prime de signature ou de match.
je trouve que c'est une très bonne analyse, surtout an niveau des jeunes, qui ont tendance...
bonjour
j ai essayé de travailler sur le fichier excel mais c est pas simple et tres long...
le travail avec les ateliers c'est le travail édial pour développer les qualétés d'...
Merci